Il s'en prend au facteur

Il s'en prend au facteur
Il s'en prend au facteur

Les postiers sont régulièrement victimes d'agressions de chiens dans l'exercice de leur fonction.

Nombreux sont les animaux qui se manifestent vigoureusement lorsque la sonnette retentit ou si quelqu'un passe près de la porte.
Mettons-nous quelques instants à la place du chien pour mieux comprendre la situation. Il aboie dès qu'il voit passer quelqu'un devant la maison. A chaque fois, la personne s'enfuit, du moins, dans son esprit ! Lui n'envisage pas la possibilité qu'elle ne faisait que passer et que son intervention n'est pour rien dans le cheminement du passant.
Puisque la technique est efficace, il la reproduit avec le facteur : il menace et l'intrus s'éloigne rapidement (après avoir déposé le courrier, mais cela, le chien ne le sait pas).
Survient alors un autre problème : ledit intrus revient tous les jours. Le chien va aboyer de plus en plus fort, s'énerver encore plus devant cet « ennemi » qui s'obstine à revenir malgré ses avertissements.

Généralement le préposé porte un uniforme et parfois une casquette. Tout cela inquiète un chien qui n'y est pas habitué.
Il peut donc y avoir plusieurs éléments favorisant l'agression : la peur de cette différence vestimentaire, la volonté d'expulser un intrus et le fait que la méthode est efficace.
Ajoutons la venue sur le territoire (main dans la boite aux lettres, au delà du grillage par exemple), et c'est ainsi que le facteur peut être mordu pour ne pas avoir tenu compte des menaces.

Que peut-on faire ?

Il suffit souvent d'organiser une rencontre amicale entre le facteur et le chien.
Tout d'abord on accueillera la personne comme si c'était un visiteur attendu. Elle pourra caresser l'animal et éventuellement lui donner une friandise, voire lui lancer sa balle quelques instants. Pour faciliter les choses, il vaut mieux qu'il ne porte pas son uniforme pour la première entrevue.
Puis, une fois les présentations effectuées, on pourra procéder lors de la livraison suivante du courrier, avec uniforme et toujours une satisfaction à la clef pour le chien, au moyen d'une récompense.
Par la suite, pour entretenir un contact amical, le facteur pourra le saluer d'un petit mot à chacun de ses passages, en prononçant son nom et éventuellement en lui donnant une rapide caresse. D'ennemi potentiel, notre cher postier devient ami du chien.

Article écrit par Laurence Bruder Sergent
Comportementaliste
www.comportement-canin.com


# Posté le vendredi 25 avril 2008 02:20

Education canine à domicile + ......

Véronique : 18 ans d'expérience à votre service

Educatrice de chiens de compagnie
Conseil en comportement

Education canine à domicile, brossage de votre chien, promenade de quartier .....

Beauvais et ses environs

par email : chevaloupsgreg@aol.com
ou portable : 06 08 17 57 16
# Posté le jeudi 20 mars 2008 13:34

Passer des chiens « dits » dangereux aux chiens « évalués » dangereux...

Passer des chiens « dits » dangereux aux chiens « évalués » dangereux...

Jusqu'à présent, la loi avait mis dans le même sac les chiens de certaines races, sans faire de détail.
On nous dit que cela a été efficace pour enrailler le phénomène pit bull des cités, mais comment prévenir que des délinquants ne contournent la loi par leur choix de race hors catégories ? Et comment régler le problème des morsures par « les autres chiens » ?

La loi va donc évoluer. Elle permet déjà une évaluation comportementale demandée par le maire, évaluation qui, d'après cette loi en cours de préparation, deviendra obligatoire pour les chiens catégorisés, mais aussi pour tout chien mordeur.

Malgré une évolution, puisque la loi va maintenant au-delà des apparences, les possibilités de l'évaluation comportementale pourraient être mieux exploitées. Dans le texte actuel, les suites de l'évaluation comportementale dépendent du maire, et les conclusions du vétérinaire ne sont que des recommandations.



Faisons une comparaison :
D'un côté, prenez l'exemple d'un chien quelconque, « évalué dangereux », par exemple uniquement en l'absence de son maître et pour des inconnus. De l'autre côté, considérez un chien catégorisé, mais ayant passé l'évaluation avec plus de succès. Lequel présente le plus de danger ? Le chien « évalué dangereux », ou le chien « dit dangereux » ?
L'évaluation réelle est bien sûr la plus fiable pour connaître un chien, pourtant, le chien catégorisé fait supporter plus d'obligations à son propriétaire que le chien qui présente le plus de danger...

Certains chiens ne devraient-ils pourtant pas remplir des obligations basées sur celles qui sont demandées pour les chiens de 2ème catégorie ?

La nouvelle loi pourrait permettre de prendre des mesures qui éviteraient le contournement de la loi par les délinquants, qui ont recours à des croisements ou à des races non catégorisées. Il faut pour cela leur imposer des exigences similaires à la catégorisation, lorsque l'évaluation comportementale en prouve la réelle nécessité.

Le législateur franchira-t-il ce pas ? C'est ce que nous espérons et demandons, pour arriver à plus de justice, selon des critères évalués, et non sur des a priori.
Il faut absolument dépasser ce clivage par races.
Il faudrait donc rendre obligatoires certaines mesures pour les « chiens présentant une dangerosité évaluée », avec des intermédiaires en fonction du résultat de l'évaluation. Pour l'instant, il n'existe pas grand-chose entre des préconisations optionnelles et l'euthanasie. La formation des maîtres prévue ne sera pas modulée en fonction des cas mais prévue pour tous.

Les accidents d'une façon générale ne sont-ils pas souvent causés par des personnes n'ayant aucune intention de nuire ?
Les accidents de voiture sont-ils tous causés par des chauffards ayant bu ?
Bien sûr que non, et quels remords d'être responsable d'un accident sans être coupable de mauvaises intentions ! L'évaluation devrait permettre une prise de conscience des propriétaires sous-estimant les risques présentés par leur chien dans certaines circonstances.

Il faut espérer que le texte de loi va encore évoluer avant de prendre sa forme définitive. Il faudrait pouvoir agir de deux façons complémentaires, en fonction des résultats de l'évaluation comportementale :
- D'un côté il faut pouvoir imposer à certains maîtres les mêmes obligations qu'ont les maîtres de chiens catégorisés, afin de dissuader les délinquants.
- De l'autre côté, les résultats de l'évaluation comportementale doivent aboutir à des obligations éducatives, pour prévenir les vrais accidents involontaires.

Sinon, l'évaluation ne servira qu'à valider des décisions d'euthanasie...

Article écrit par Françoise Bivel, éducatrice comportementaliste.
www.danseavecleschiens.com

www.chien-loi.com
# Posté le vendredi 01 février 2008 03:29

Comprendre les grognements

Comprendre les grognements

La communication canine n'est pas similaire au langage humain, nous l'avons souvent répété dans la rubrique « votre chien et vous ».
Les grognements impressionnent souvent les propriétaires ou les personnes qui en sont témoins.
Un chien qui grogne est facilement taxé de méchanceté ou de dangerosité. Pourtant, les motivations qui l'amènent à se manifester de la sorte sont variables et pas forcément agressives :

· - dans le cadre du jeu, il est fréquent d'entendre un chien exprimer son plaisir ou sa hargne au « combat », qu'il s'agisse d'une peluche à « mettre à mort » ou d'un congénère à soumettre. Il n'y a là rien d'anormal. Si par contre, le grognement s'adresse au maître qui ne joue pas exactement comme le chien le veut, il y a lieu de réagir.

· - par peur ou douleur. L'intention n'est pas d'être « méchant », bien au contraire : l'animal prévient que si ça continue, il va mordre. La souffrance et l'inquiétude sont parfois difficilement supportables, il montre alors son mécontentement, et met en garde son interlocuteur de ne pas continuer dans cette voie.
· - La menace. Tout dépend du contexte, mais généralement les choses sont sérieuses et il vaut mieux ne pas persister à adopter le comportement qui déplait au chien.

Que faire ?

Lorsque le chien grogne dans le cadre du jeu et que cela vous déplait, il suffit de cesser immédiatement l'interaction. On lui signifie ainsi que dans ces conditions, il n'obtient pas satisfaction, et pire, que le jeu s'arrête.

On procèdera de la même façon avec un chien qui a mal et qu'on veut absolument caresser (ou attacher, ou quoi que ce soit d'autre) : fichons lui la paix, il a droit au calme. En cas de nécessité absolue, par exemple pour l'emmener chez le vétérinaire, on pourra avoir recours à une muselière.

Si le chien a peur de quelque chose, il faut commencer par vérifier que l'on peut agir sur cette « chose » : la mettre hors de sa vue, notamment. Mais cela n'est pas toujours possible. Isoler le chien ou le sortir de la situation inquiétante est la meilleure solution.

Enfin, dans le cadre des situations agressives, quand le chien menace un humain ou un animal, il faut tenter d'analyser les conditions de survenue de cette attitude. Généralement, l'aide d'un professionnel s'avère indispensable, car bon nombre de propriétaires ne possèdent pas le « mode d'emploi » de l'espèce canine.

Article écrit par Laurence Bruder Sergent
Comportementaliste
www.comportement-canin.com
# Posté le vendredi 11 janvier 2008 04:31

La promenade du chien

La promenade du chien

L'activité physique de votre chien doit être adaptée à sa taille et à son âge

Chez le chiot et le jeune chien :

Avec le chiot, pas de problèmes, il fait suffisamment d'exercice rien qu'avec les gambades, les courses folles après les oiseaux, les bonds et les grandes explorations de l'appartement ou du jardin.

Chez le chiot et le jeune chien, son corps est en croissance, donc relativement fragile.

Les jeunes chiens ne doivent pas faire d'exercice supplémentaire avant 12 mois voir 14 mois, pensez à leur croissance.

Pour les grands comme pour les petits, les jeux suffisent, mais soyez vigilant afin que votre chiot ou jeune chien, n'aille pas au-delà de ses forces. Modérez son enthousiasme si nécessaire car il ne s'arrêtera pas forcement de lui même.

En promenade modérez votre pas, votre chiot fait des plus petits pas que vous et marcherait moins vite si il marchait seul.

Si au cours d'une courte promenade, vous voyez votre chien s'asseoir, c'est qu'il est fatigué, une pause est nécessaire. Si vous voulez continuer il va falloir le prendre dans vos bras !

Un chiot ou un jeune chien dort après son repas, donc ne l'incitez pas à courir ou jouer à ce moment-là.

La place dont dispose le jeune chien est aussi un facteur important, surtout chez les grandes races ou les races géantes. Si votre jeune "grand chien" est en appartement, il va à partir de 6 mois, se trouver rapidement à l'étroit pour s'ébattre. C'est à ce moment-là que la promenade quotidienne commencera à devenir indispensable ; une promenade avec jeu de balle, par exemple, pas un exercice sportif de fond.

Chez le chien adulte :

Le chien adulte a souvent besoin d'être stimulé pour faire de l'exercice, surtout si c'est un gros chien et que son espace est limité (appartement ou petit jardin), ou s'il est seul dans la journée, même avec un grand jardin. Il s'ennuie, dort toute la journée et risque fort de prendre du poids. Le remède c'est le plaisir de faire une promenade avec son maître ou sa maîtresse.

Deux fois par jour, c'est l'idéal. (en dehors des promenades hygiéniques)

Le chien est un animal sociable qui aime aussi rencontrer ses congénères, cela contribue d'ailleurs à son équilibre mental et évite des troubles comportementaux.

Profitez de cette promenade pour lui faire faire quelques jeux de balles, ou tir à la corde, si l'environnement s'y prête.

Soyez attentif à l'ensemble des exercices que vous laissez faire à votre chien, ne le laissez jamais s'épuiser. Et puis la promenade et les jeux sont des moments privilégiés pour pouvoir l'observer, apprendre à mieux le connaître , partager , communiquer et créer une relation.

Chez le chien âgé :

En vieillissant, les chiens se fatiguent plus facilement. Il faudra veiller à ce que la promenade ou les jeux ne soient pas trop longs. Il est quand même recommandé de maintenir un exercice modéré, même chez le chien âgé afin d'entretenir ses articulations en bon état, de favoriser la circulation sanguine et l'activité cardiaque.

Les promenades doivent être plus courtes, mais aussi plus régulières. Si le temps est trop chaud ou trop froid, évitez de le sortir, car le chien âgé n'est plus capable de supporter des températures extrêmes.

Son ouïe, son odorat et sa vue peuvent baisser ce qui peut avoir pour effet de le désorienter, il pourrait se perdre. Soyez donc attentif et ne le laissez pas s'éloigner de vous. Le mieux étant de le tenir en laisse, il se sentira guidé, jamais loin de vous, en sécurité avec son maître.

Pour les chiens avec des articulations raidies, il est important que la promenade se fasse à son rythme, avec des petits arrêts, si nécessaire.

Même si la promenade se fait dans votre jardin, soyez toujours auprès de lui.

Chez la chienne gestante :

La prudence veut que vous la laissiez faire à son rythme. Elle saura elle-même ce qui lui convient, en fonction de l'âge de sa grossesse. Toutefois ne la laissez pas faire d'exercice pénibles et pas d'efforts physiques durant les 2 heures qui suivent les repas.

# Posté le dimanche 12 août 2007 06:20