Par Danièle Mirat, comportementaliste
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Ce que l'on conseille le plus souvent :
Initier le « assis » en écrasant le dos du chien
La marche en laisse au pied, avec les fameux et vigoureux « coups de sonnette » donnés tous les 3 pas
Le « pas sauter ! » à inculquer avec des coups de genoux dans le poitrail
Le « pas toucher ! » avec des coups de laisse sur le museau...
Et je passe sur les colliers anti-aboiements employés sans discernement, les boîtes de transport qui servent à enfermer le chien des journées entières (+ les nuits pourquoi pas !)...
STOP ! Ce ne sont pas tous ces sévices qui apprennent au chien les « bons » comportements !
S'y prendre le plus tôt est bien sûr le mieux pour que ne s'installent pas de mauvaises habitudes que l'on voudra ensuite réprimées.
Dès l'adoption d'un chiot, il est si simple (uniquement en l'ignorant et en esquivant s'il le faut) de ne pas encourager ses sauts sur soi quand il « fait la fête ». C'est tout un modèle pour aborder les humains qui se met en place pour le petit animal, qui ira ensuite à l'approche de tout le monde sur ses 4 pattes. S'il s'agite trop, on reste neutre et il s'apaisera plus vite.
En balade, si l'on ne commence pas par le tirer en laisse pour le diriger (mais qu'on le stimule de la voix pour l'inciter à nous suivre) on peut simplement s'immobiliser quand lui-même tire, et repartir dès qu'il cède.
Quant à ses aboiements, rien ne sert de hurler pour couvrir sa voix, mais l'attirer vers soi le détournera positivement de l'objet de son inquiétude.
Bref, être calme et persuasif (parfois dissuasif si nécessaire) plutôt que répressif, permet au chiot (et au chien plus tard) d'apprendre ce que l'on attend de lui, ce qui est bien plus éducatif et plaisant pour tout le monde.
